La mobilité dans les territoires ruraux

Partager

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU MERCREDI 23 MAI 2018

La réunion du GE « Enjeux de la ruralité » du 23 mai 2018 a été consacrée aux solutions de mobilité dans les territoires ruraux. A quelques semaines de la présentation en Conseil des Ministres du projet de loi d’orientation sur les mobilités, il nous a semblé important d’aborder cette question fondamentale pour l’attractivité et le développement des territoires, au prisme de la ruralité.

Nous avons pour cela auditionné Monsieur Jean-Michel MORER, vice-président de l’Association des Petites Villes de France (APVF) et vice-président chargé des transports de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux, Florence GILBERT Directrice générale de la plateforme Wimoov et Philippe SAVOIE, Directeur régional Wimoov de la région Centre – Val de Loire.

Les échanges ont porté sur les freins au développement des territoires ruraux que représentent les retards de développement des réseaux de transports du quotidien. Nous évoluons dans une société mobile où ne pas être en capacité de se déplacer librement amène l’exclusion et le déclassement social. Les intervenants ont rappelé que la mobilité est un facteur clé d’insertion sociale et de développement économique.

Des solutions doivent être pensées et mises en œuvre pour que le droit à la mobilité physique soit respecté pour chacun, partout en France. Il faut penser une nouvelle lecture du territoire, qui n’oppose pas le rural à la métropole. Cette distinction n’a plus de sens désormais car beaucoup de Français travaillent dans les milieux urbains mais vivent en milieu rural. L’écologie et le social doivent également être considérés dans cette réflexion.

L’APVF, impliquée dans les Assises de la mobilité, a produit un Livre blanc offrant des propositions concrètes pour renouveler la mobilité en France. Jean-Michel Morer nous a ainsi parlé de l’importance de développer une cohérence et une articulation dans l’organisation des réseaux de transports par la multimodalité. Pour lui, il faut penser de façon globale la politique des transports : étudier la pérennité des lignes de chemin de fer, rendre accessible le numérique dans tous les transports, étudier les abords des gares pour faciliter l’accès aux transports (parking…) ou encore développer les modalités inclusives.

La plateforme Wimoov, s’implique sur les mobilités inclusives en proposant des solutions et des accompagnements pour favoriser l’autonomisation des citoyens afin de lutter contre l’isolement et favoriser l’insertion professionnelle (vélo, bus, train, voiture, taxi…). Ainsi, selon Philippe Savoie, en Indre-et-Loire, 525 demandeurs d’emploi sont accompagnés actuellement, 341 jeunes de 16 à 25 ans et 255 bénéficiaires du RSA. Ces accompagnements ont également un rôle pédagogique puisque 74% des personnes accompagnées adoptent une mobilité plus durable.

Pour eux, la loi LOM devrait consacrer un droit à la mobilité afin que les transports soient adaptés aux publics de tous les territoires et non pas uniquement aux travailleurs. Une mutualisation des compétences et des financements des transports permettrait également une simplification et une économie qui permettraient d’accompagner plus de personnes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp